Moment Présent

Cela fait déjà plusieurs jours que je n’ai pas écrit. J’en ai pourtant ressenti le besoin quotidiennement, sans pouvoir arriver à m’exprimer. Je dois apprivoiser le courage qui me fait raconter.

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J’ai longtemps eu peur de demain, l’instabilité et l’insécurité sous toutes ses formes. J’ai essayé d’oublier hier, puisque je ne pouvais rien y changer. Mais j’ai surtout perdu le moment présent, celui qui me permet d’être émerveillée par les petits bonheurs au quotidien. Je ne compte plus les détours que je prenais pour arriver au moment présent. J’avais toujours mieux à faire, j’étais pressée d’arriver à demain et mon bagage d’hier devenait lourd à porter. C’est pourquoi je n’arrivais jamais à l’heure, trop tôt d’angoisse ou trop tard pour l’essentiel. Et je culpabilisais chaque fois, incapable d’arriver au bon moment, celui où je me sens bien.

Pourtant, je réalise à quel point je n’étais pas suffisamment à l’écoute de mes besoins, malgré toutes mes tentatives. J’ai eu envie d’un changement majeur pour mieux lâcher prise et revenir au moment présent. C’était un besoin grandissant de me recentrer, d’éliminer le négatif pour ajouter plus de sérénité et de gratitude. Un soir de janvier, je me suis installée pour méditer et pour réfléchir à mes priorités. J’ai passé la nuit à écrire, sur un grand miroir, tous mes objectifs et réflexions pour l’année 2017, sans censure. Ce fut une nuit forte en émotions, car plus j’écrivais, plus j’avais l’impression de revenir à la vie, peut-être même un peu trop. Une énergie positive m’habitait et me stimulait à chercher davantage ma définition du bonheur. Je suis devenue tellement motivée par mon projet de découverte intérieure que je n’éprouvais plus le besoin de manger ni de dormir.

J’ai souhaité changer de vie et comme par magie. J’ai eu un moment en retrait de ma vie. J’ai dû prendre une pause, j’ai pu réfléchir, réorganiser mes idées et démêler mes nombreuses notes. Cela m’a fait un réel bien-être, celui de lâcher prise et de se laisser aider. J’ai demandé de l’aide et je l’ai eue. J’ai pris ce dont j’avais besoin et j’ai laissé tomber le reste.

La réflexion m’a permis de comprendre que j’ai fait plusieurs choix incohérents avec mes émotions, incohérents avec mon bonheur. J’ai choisi de revenir à maintenant et d’accepter le moment présent. Décider de profiter du moment présent, c’est choisir d’être ici et maintenant, à l’écoute de soi. Cette quête correspond à ma définition du bonheur, ce qui me permet d’être en cohérence et en accord avec ce que je pense, ce que je dis, ce que je fais et ce que je ressens.

Choisir le moment présent n’est pas une simple tâche dans le monde d’aujourd’hui. Donc, j’ai établi deux listes de références. La première correspond aux signes de « overthinking pattern », ces réflexions toxiques qui nous font douter, suranalyser et regretter nos décisions. Cette liste me sert de référence pour éviter de succomber à ces réflexions néfastes. La seconde liste détaille les outils pour me ramener au moment présent. J’inclus le yoga, la méditation, un bon café, une marche au plein air et un souper en amoureux, bref toutes les petites actions qui me redonnent le sourire. Ces routines qui me permettent de me recentrer rapidement, de revenir à mon bonheur.

Finalement, revenir à maintenant et choisir d’accepter le moment présent, c’est aussi choisir la liste qui nous fait le plus de bien et surtout, prendre le temps d’en profiter. Je me demande, elle ressemble à quoi ta liste du bonheur? J’espère t’inciter à la partager, au cas où quelqu’un cherche le moment présent. Partager le bonheur, ça ne rend pas plus petit, mais infiniment plus gros.

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Réflexions du nouvel an

C’est le début. Laisse-moi le temps d’écrire mon histoire avant de juger. J’ai envie de l’expliquer. Et avec de longs mots.

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C’est la période de fêtes, des rassemblements, des moments en familles, des rencontres en amis et un brin de nostalgie. Beaucoup de travail à faire pour finir l’année. Et puis, on recommence à travailler quand déjà? Ce moment un peu étrange pendant lequel tout le monde semble s’aimer, mais peu semblent honnêtes. L’année 2016 termine sur une note de biscuits Fuck You et de fou rire autour d’un verre à se dire à quel point la vie peut être de la marde parfois et même souvent.

Et puis, c’est le jour de l’an, avec le lot de résolutions. 2017. New year. New me. Mensonge absurde individuel et social qui va rarement plus loin que le mois prochain, au mieux, un peu plus. Toutefois, en 2017, ce sont des intentions, plus axées sur le « moi », « la recherche de soi », la psycho-pop et un peu de poussière d’étoiles. Encore quelques concepts marketing programmés et dirigés pour nous inciter à consommer davantage. Complètement esclave d’un système désuet. La poussière roule dans les coins, épuisée d’essayer de fonctionner. Et pourtant, nous vivons sur une planète à crédit. Comment peut-on continuer à consommer ainsi en sachant que nous sommes presque trop tard? Pour vivre dans des maisons définitivement trop grandes, avec des budgets légèrement dépassés (oups!), une dette économique mondiale incontrôlable. J’ai l’impression de t’entendre penser et de réaliser qu’il y a un peu plus de vrai et un peu plus de faux que tu ne le crois.

Et c’est maintenant que je prends une pause. J’avance et je recule, je réfléchis encore, mais je me sens franchement dans la bonne direction.

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J’vais être honnête et j’vais te le raconter. Parce qu’il y a longtemps que je le vis ce mal-être. Sans comprendre. Cet inconfort par rapport à mon quotidien imparfait. À chercher aux mauvais endroits. Partout et beaucoup nulle part. J’ai besoin de changer, cela demande du temps, de la confiance et de la détermination. Je l’ai déjà fait. Et je vais le faire encore. Pour être inspirée et motivée par mes journées imparfaites. C’est mon projet. Parce que lorsque je regarde autour de moi, je me trouve complètement dépassée. J’ai l’impression d’avoir accumulé des tonnes de choses et des tonnes d’informations des plus inutiles à des trucs vraiment bien. Pour avoir côtoyé différents types de situations au cours du temps des fêtes, et j’irais même dans un « overview express de la whole life », j’obtiens le même constat. Les discours sont remplis de nouveaux trucs achetés, mais aussi de chuchotements pour éviter les malentendus et ne froisser personne et bien sûr, à travers de beaux moments en famille et en amis. Mais les choses semblent compliquées pour tout le monde. C’est complètement étourdissant. Et lorsqu’on y pense sérieusement, plusieurs ne sont que des caprices, incluant les miens. C’est fou comment un peu de communication honnête ferait toute une différence. Bien vouloir avoir le mérite d’être franc et de vouloir se parler, mais il y a tout de même quelque chose qui cloche. Nous semblons accorder plus d’importance aux objets qui nous entoure plutôt que d’être attentif à notre entourage.

J’ai l’impression de faire ma victime, mais en même temps, je dois en parler parce que je veux évoluer. Je dois aussi laisser passer le temps. Que les fameux médocs fassent effet. Que je rencontre le prochain thérapeute disponible. J’ai l’impression de toujours devoir attendre que quelqu’un me dise quoi faire. Je réalise à quel point j’ai créé la situation dès le départ en laissant les autres choisir à ma place. Mais je n’ai clairement pas l’intention de rester sans rien faire. On m’a parlé 1 an d’attente. Il me reste environ 9 mois. Haha. Quel hasard numérologique absurde. C’est comme un bébé. Sauf que c’est l’anxiété et peut-être plus. Ah… Mais attends. Je dois faire vite, mon chômage maladie se termine. Parce qu’ensuite, j’veux même pas y penser.

Alors je me dis que j’ai envie de faire l’inverse, de changer de point de vue. J’en arrive à la réflexion que ceci ne fonctionne pas pour moi. Je n’arrive pas à m’y associer et j’ai besoin de changer de vie. De faire le vide pour faire le plein. Et puis, je vais le suivre le conseil. Et je vais demander de l’aide, je vais être patiente. Mais est-ce que tu peux écouter? Fais preuve de compréhension et laisse tomber tes jugements. Écoute avec respect, empathie et attention. On ne sait jamais à quel point sont forts les démons personnels de chacun.

C’est le genre de moment « breaking point » que j’ai attendu toute ma vie. J’ai espéré le faire, sans prendre le temps. Parce que j’ai investi du temps inutilement, sans être concentrée, sans prendre le temps de profiter du moment présent. Il y a beaucoup trop de superflus qui nous empêchent de fonctionner correctement. Je me sens comme l’esclave de ma vie. Cette routine qui enchaine et écrase, pas celle qui valorise et enrichie. J’ai eu l’impression de me plaindre trop souvent sur la vie pas si simple et j’ai l’impression que toi aussi. Pour des objets, des mauvaises blagues, pour des rencontres insatisfaisantes et pour les discussions difficiles que tu retiens depuis trop longtemps. Et pourtant, la solution n’est pas si complexe, il faut commencer par changer de point de vue. Alors j’ai décidé de choisir le « plus-être » au lieu du « plus-avoir ».

Et puis, je réalise à quel point j’ai de la difficulté à communiquer ce que je ressens, parce que… Humm… En fait, je ne sais même plus. Donc, je continue à chercher un moyen pour mieux m’exprimer, j’espère en trouver plusieurs. J’essaye autre chose, dont ce blog sur mon quotidien. J’ai encore aucune idée de comment cela va se terminer. Cela semble être une aventure intéressante. Peter Pan, Wendy et les enfants perdus. Ou la petite sirène. Jumanji.

Un vrai changement majeur. Je prends le temps de réfléchir et d’écrire afin de rééquilibrer mes valeurs. 2017. C’est aussi l’année 1. C’est tout de même un bon moment pour entreprendre un changement. C’est le genre de signe qu’il vaut la peine d’écouter. Surtout lorsque tu choisis d’avoir confiance en l’univers. Celui à l’intérieur de toi. Accroche-toi à ce qui résonne longtemps. Ton corps a en plus long à dire que tu le penses. Reste à l’écoute, nous en reparlerons éventuellement.

J’entends déjà les réflexions simples et les raccourcis psychologiques pour justifier mes choix. Incluant celui de chercher la solution magique qui justifie, explique et rationalise. Pour ensuite, ranger le rêve stupide ou le problème énorme dans une petite boite au fond du garde-robe. J’ai trop longtemps laissé les autres choisir pour moi. Ne cherche pas de coupable. Il est difficile de trouver une solution simple pour un problème aussi complexe. À la fois équilibré et instable. À la fois tourmenté et complexe. À la fois rigide et abstrait. Avec des instants de bonheur naturel et simple. C’est sûr et quasi certain que la vie va être bouleversée. Il y a une prise d’action consciente, c’est l’effet papillon. Et tu n’as aucune idée de l’impact de tes ailes. Du plus beau de sourire à l’écho d’un chuchotement blessant.

Est-ce que ça te surprend. Le minimalisme. La pleine conscience. À ma façon. Apprendre à me respecter. Apprendre à bien choisir. À réfléchir. Être consciencieuse dans mes décisions et mes actions.

Et toi, celui qui a compris le secret du bonheur, partage tes connaissances et fait rayonner le meilleur de toi, afin d’inspirer celui qui en a besoin. J’ai envie que tu participes à ma réflexion. Que tu m’aides à évoluer.